L’odyssée d’un grain de café

L’odyssée d’un grain de café


17 décembre 2018

C’est un sac de jute gonflé de ses grains de café, c’est une mention d’une provenance lointaine, évocatrice de voyage parfois exotique. Tout cela suggère la rêverie, et même l’envie de parcourir le monde. On s’imagine, tel un lilliputien embarquant dans un ancien port colonial, faire le voyage en cargo jusqu’à l’usine de torréfaction située dans le 10ème à Marseille. D’un preste coup de cutter, l’ouvrier libère les grains de leur prison de tissu au moment de la pesée. Les senteurs sont encore dans leur gangue végétale, mais plus pour très longtemps. Un autre voyage, plus chaud et transformationnel attend les grains. Dans la machine de torréfaction c’est un peu comme si telle une larve de papillon, les arômes du grain s’apprêtaient tout juste à déployer leurs ailes. Mais ce n’est pas encore le temps de l’envol, même si l’on y sent les prémices, ici dans l’usine de Noailles. Non, la vraie envolée gustative, c’est dans votre palais, c’est dans votre imaginaire. Alors lorsque que vous prendrez votre prochaine tasse , laissez votre esprit vagabonder au gré de l’odyssée d’un grain de café.



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