Un regard en noir et blanc

Un regard en noir et blanc


28 janvier 2019

Petit, je rêvais de rester dans le rayon jouet des supermarchés. De pouvoir, telle une souris, me glisser dans le rayon des peluches ou me mesurer aux milliers de petits soldats de plomb rangés bien sagement dans leur boite. Ce temps est ma foi bien loin, mais l’envie est toujours présente. Je ne suis plus un enfant et encore moins une souris, toutefois je me cache parfois derrière mon appareil photo, essayant de me faire oublier des adultes. Ce jeu de cache cache c’est chez Noailles, dans l’usine de torréfaction, qu’il a fallu se rendre invisible, ouvrir son âme de gosse et découvrir le mariage du savoir faire du torréfacteur et des arômes venus de la terre entière. Le parti pris d’un regard en noir et blanc a l’avantage de mettre en relief la chorégraphie entre le noir d’un café et la brillance métallique des machines. Ainsi lorsque vous porterez votre petit noir matinal à vos lèvres, faites tourner votre imaginaire d’autrefois, et peut être que vraiment les torréfacteurs d’aujourd’hui étaient les magiciens artisans de votre enfance.